Congo & GuatemalaActions menées

Congo : une tentative exemplaire !

Au nord du Congo, près de la frontière Centrafrique, une région couverte de forêt tropicale abrite le CDI Bwamanda (Centre de Développement Intégral). Cette coopérative caféière est devenue le moteur de l’économie de toute une région.

L’excellent robusta produit à Bwamanda est obtenu après fermentation et lavage, tel un grand arabica. Le café est récolté entre novembre et février mais ici, on vit au rythme du fleuve Congo. Il faut attendre la crue du fleuve, entre juin et septembre, pour acheminer le café par bateau vers l’usine de Kinshasa, où il est traité avant l’exportation. Il représente la moitié des revenus de cette région jadis pauvre, ruinée par des années de guerre et délaissée par le gouvernement. Une situation figée, sans espoir de lendemains meilleurs, jusqu’à ce que des missionnaires belges qui ont vécu l’expérience mexicaine de l’UCIRI décident de lancer la région dans la même aventure. Ainsi est créé le CDI Bwamanda, qui décroche en 1988 le label Max Havelaar. Grâce à cette coopérative, 20 000 petits caféiculteurs parviennent à faire face aux effondrements du cours du café. Elle est aujourd’hui l’élément moteur de l’économie régionale. Plus d’un million de personnes en profitent. L’entrée en commerce équitable a permis de créer pas moins de 6 écoles, 8 hôpitaux, 80 dispensaires et 450 puits d'eau, de développer un centre de recherches agronomiques et rénover 800 km de routes. La coopérative prend en charge les salaires et la formation de 350 professionnels de santé, et administre un système de mutuelle dont plus de 100 000 personnes bénéficient ! Les revenus des petits exploitants ont presque doublé.

 

Guatemala : foison de projets sociaux

Arcadio Daniel Galindo est une figure du commerce équitable guatémaltèque. Il est l’initiateur et le président d’une coopérative de 1600 producteurs dont la réussite fut éclatante : Chajulense Val VaqQuyol (« D’une seule voix »).

Le commerce équitable a permis la multiplication des projets sociaux. Une action a par exemple été menée pour favoriser le développement de la population Ixil, une ethnie descendante des Mayas très présente dans la caféiculture locale, qui souffre de pauvreté, de problèmes sanitaires et d’analphabétisme. Une éducation adaptée aux besoins et à la survie de leur communauté est proposée aux jeunes Ixils, notamment en écotourisme ou en agriculture. Elle offre aux Ixils l’opportunité inespérée d’entrer dans le commerce international sans renoncer à tout ce à quoi ils sont attachés : leur culture et leurs traditions.

Parfois excessive sur ses dépenses en matière de projets sociaux (aujourd’hui financièrement indépendants pour la plupart), la coopérative de Chajulense a également développé une florissante branche artisanale.